Comment être bien avec soi-même pour être bien avec les autres?

il y a un moment que j’avais un besoin et surtout de répondre à ce besoin.

Lequel?

Je vais te l’expliquer. Mais je veux surtout que tu saches qu’il est important d’être bien avec toi pour être bien avec les autres.

Pendant cette période de grandes vacances, je n’ai pas pris de pauses estivales, mais il m’a fallu une mini pause de 2 jours et une nuit.

Je me suis imposé un rendez-vous seule avec moi même.

Si tu es une femme ultra prise par ton quotidien, ton foyer, tes enfants, ton mari, tu dois te dire :  » elle est marrante elle, et comment elle a fait pour prendre ses clics ses clacs et se balader pendant 2 jours? ».

il y a quelques années, je me serais fait la même réflexion en lisant ce début d’article. Et puis tu sais quand j’ai fait ce groooooooos travail sur mon hypersensibilité, mon affirmation, j’ai compris que je devais m’autoriser à être et ne plus subir, à m’autoriser à être une femme épanouie en passant par les étapes dont j’ai besoin. Puis parfois, pris dans le tourbillon de la vie, on oubli de répondre à nos besoins mais celui-ci, il était important et ne demandait pas beaucoup de contraintes. Pourquoi m’en priver alors que je n’allais en tirer que des bénéfices?

Donc, suite à un accord de mon super mari, une prise en charge de ma poupée par ma maman qui a pris le soin de s’occuper d’elle pendant 2 jours (elle ne demandait que ça finalement), il ne me restait plus qu’a choisir la destination de mon périple en tête-à-tête avec moi-même.

J’ai passé mon enfance dans un joli petit village de Haute Savoie, Bons en Chablais et mon adolescence à Thonon Les Bains au bord du lac Léman.

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Tu as vu ça comme c’est beau? Cela faisait 13 ans que je n’avais pas mis un pieds dans cet endroit et secrètement, cela me manquait. Un besoin de me reconnecter à mes souvenirs était trop puissant pour que je délaisse cet appel de mémoire. C’est donc naturellement que j’ai choisie cette destination.

Prendre mon billet de train, choisir un hôtel le dimanche soir sur internet pour un départ le lundi matin, c’est tout à fait moi, je n’avais pas besoin de programmer longtemps à l’avance et je trouvais ça super excitant de pouvoir tout faire à la dernière minute.

Lundi matin: avant de monter dans le train, j’ai pris le soin de m’acheter un livre, même si j’étais déjà équipé et que j’avais deux livres de Jacques Salomé dans mon sac. J’avais envie de m’acheter le livre qui allait s’ancrer de mon souvenir à Thonon.

Ce livre a été lu par beaucoup de personnes. Tout le monde me le recommandait et était très étonné lorsque je précisais ne jamais l’avoir lu. Mais bon tu me connais, je ne fais rien comme tout le monde et j’avais décidé que je ne lirais pas ce livre. Mais au rayon du relai H de la gare de la Part Dieu, l’appel était trop fort, j’ai craqué et j’ai acheté « L’homme qui voulait être heureux » de Laurent Gounelle.

Je te passe le trajet, je lis, regarde le paysage… hop , me voici arrivé à Thonon à 11 heures du matin.

L’odeur était différente de celle que j’ai l’habitude de sentir, un air humide et frais qui rendait ma respiration presque suffocante.

La pollution avait certainement pris place dans mes poumons à Lyon et il m’était presque difficile de respirer normalement au bord du lac…

Une fois mes bagages déposés dans un petit hôtel que je ne te recommanderais pas, je me suis empressée de redécouvrir les rues de ma jeunesse.

Première surprise: c’était jour de marché!

J’aime ces moments où les étales sont garnis par les petits producteurs locaux. Chacun y va de son conseil de cuisson pour préparer le repas du déjeuner. Bref un plongeon total quelques années en arrière où sur le même marché je vendais des pains aux chocolats.

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Je n’arrivais plus à me décoller de ses rues, même si en à peine quelques heures, on a vite fait le tour de la ville. J’avais besoin de redécouvrir chaques rues qui gardait secrètement les souvenirs de mon adolescence.

Puis le dos sur un arbre, assise sur l’herbe, bercé par le son du jet d’eau, le soleil à mes côtés et face au lac Léman, j’ai poursuivis la lecture de « l’homme qui voulait être heureux » et je suis ravie de l’avoir lu lors de mon séjour car il répondait parfaitement à ce que j’avais envie de lire.

Il faisait très chaud et j’avais bien envie de fraîcheur, alors j’ai pris un petit funiculaire qui m’a amené au bord du lac. Le trajet du funiculaire est un véritable cadeau, les petites rues qu’il présente, les maisons fleuries… Un régal pour les yeux.

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En moins de 5 minutes, me voilà arrivé au port, avec pour décor, les bateaux, les terrasses de café, les petits marchands de glaces. Un air de vacances…

 

Puis les rendez-vous avec mon passé se sont enchaînés, des personnes croisées qui n’en croit pas leurs yeux de te voir ici et les personnes que j’avais pris le soin de prévenir de mon court passage.

Puis rire d’entendre une amie me dire « mais tu as vu autant de monde? J’habite ici je ne croise jamais tout ces gens, la dernière fois que j’ai vue untel, c’était y’a 8 ans je crois ».

Parler du passé, demander des nouvelles des uns et des autres, se remémorer les événements heureux et les moins chouettes. Se reconnecter à tous ces ancrages que l’on se fait dans notre enfance, notre adolescence.

J’ai passée la matinée de mardi avec Patricia que j’ai connue lorsque j’avais 20 ans mais avec qui je n’avais quasiment aucun contact.

Dans la vie il n’y a pas de hasard, que des rendez-vous et la vie m’avait fait la belle surprise ce matin là de partager sa table, en terrasse au soleil, nous avons beaucoup échangé sur la notion de bonheur, le don de soi, la simplicité, le fait de penser à soi pour être bien avec les autres. Cette rencontre à été tellement enrichissante!

Je me suis également amusée de retrouver les commerçants qui eux, n’avaient pas bougés, les mêmes enseignes tenues par les mêmes patrons depuis tant d’années pendant que toi tu as couru et parcouru la France, changé de travail de nombreuses fois, tu t’aperçois qu’ailleurs rien ne bouge, mais que cela ne perturbe personne.

Avant j’aurais trouvé ça ennuyeux, aujourd’hui je trouvé ça rassurant.

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Il était là le besoin auquel j’avais besoin de répondre pendant ces deux jours d’escapades. Me rassurer. Me rassurer que je suis vivante, que je peux rester vivante loin de mes repères d’enfants, qu’ils sont toujours là.

Que je peux venir me reconnecter à eux et en extraire le positif, prendre ma dose et repartir. J’avais hésité à faire ce voyage avec mon mari et ma fille mais je n’aurais pas pu envisager de faire les mêmes activités avec eux.

Tu veux savoir ce que cela m’a apporté ?

La sérénité.

Pendant ce break, je me suis sentie légère (oui j’avais pas ma fille ahah) mais surtout légère de pensée. Ne pas réfléchir, ne pas courir, vivre pleinement le moment présent, l’envie de découvrir à nouveau, éveiller ma curiosité.

 

L’hypersensibilité faite appel à tout les sens en continu, et j’ai pu satisfaire ce besoin sans m’en vouloir, sans m’en empêcher, sans les laisser m’agresser.

Voir le lac, sentir l’air pur, toucher l’eau du lac, entendre l’accent Haut savoyard et les expressions qui étaient dans un coin de ma mémoire, goûter des morceaux de fromage et l’eau de la fontaine.

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Je suis revenue à Lyon dans ma maison, avec beaucoup d’apaisement.

Ressourcée, nourrie de nouveaux échanges. J’étais bien et ce sentiment ne me quitte pas. Il m’a juste fallu me mettre sur pause pendant à peine 2 jours et une nuit pour me rappeler que j’ai le droit, et même le devoir de penser à moi pour être bien avec les autres.

Et depuis que je réponds à mes besoins (on s’emballe pas non plus… dans la limite du raisonnable ), je suis moi-même et qu’est ce que ça fait du biennnnnnnnnnnn.

Répondre à ses besoins semble parfois difficile mais lorsque l’on se donne les moyens, ils sont parfaitement accessibles.

Et toi?

Alors ? Quel est ton besoin ? 

Réponds vite à cette question et si tu veux nous le partager, je suis sûre que cela prendra forme.

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