Et si tu faisais partie des 10 % des dys?

Je te l’ai dit sur les réseaux sociaux, je me suis rendu le 8 Octobre 2016, à la 10ème journée des DYS.

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Ok mais DYS c’est quoi?

Pour te résumer (car c’est plus complexe que cela):

Dyslexie: Ce sont des troubles spécifiques de l’identification du mot qui va poser un problème lors de sa lecture et de son écriture. Cela génère des difficultés à lire et écrire de façon fluide et correcte, à comprendre le sens d’un texte et une fatigabilité de la personne dyslexique.

 

Dysphasie: Ce sont des troubles des performances verbales au niveau de la compréhension et ou des expressions selon les normes établies pour l’âge réel de la personne. Cela génère des problématiques sur l’apprentissage du langage écrit et une lenteur pour suivre une conversation car cela demande énormément d’attention.

Dyspraxie: Ce sont des troubles de repérages spatio-temporel, visio-spacial et constructif, qui génère de la maladresse, une coordination des gestes particulière.

TDAH (trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité): Ce sont des troubles qui font que la personne concernée est très distraite, a des difficultés à diriger leur attention et à réguler leur impulsivité lors des échanges sociaux.

Dyscalculie: Ce sont des troubles qui affectent les activités logicomathématiques, qui va engendrer des difficultés pour se représenter les quantités, les distances, les durées…

Dysgraphie: Ce sont des troubles qui vont affecter l’écriture.

Dysorthographie: Ce sont des troubles qui affecte l’acquisition et la maîtrise de l’orthographe.

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Il faut savoir que ces troubles concernent plus de 10 % de la population, que repérer et dépister le plus tôt possible ces différents troubles est nécessaire pour permettre un diagnostique précis, avoir une mise en place et un suivi efficace dans des centres de références.

Ainsi on peut informer de manière précise les structures qui suivent nos enfants, garantir un suivi des aménagements scolaires et par la suite, permettre une insertion professionnelle réussie (car il faut voir loinnnnnnn).

L’évolution des symptômes diminuent avec l’âge et certains adultes sont des « dys » qui s’ignorent car ils se sont suradaptés au fur et à mesure de leurs parcours.

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Cette journée présidée par le Professeur Revol, pédopsychiatre réputé dans le domaine des hauts potentiels et TDAH, était articulée autour de différentes conférences sur chaque DYS, des méthodes de sophrologie, de communication non violente, de stands d’informations, de stands d’expériences (où l’on pouvait faire des exercices et ainsi ressentir ce que peut vivre une personne dys au quotidien).

Car pour

, il fallait mettre en lumière chaque particularité et aider les enseignants, les parents qui se reconnaissent eux-même dans ces troubles.

Pour cela différents professionnels comme orthophonistes, psychomotriciens, orthoptistes, pédopsychiatres, neuropsychologues, et ergothérapeutes étaient présents pour orienter sur des bilans d’investigations.

Les recherches avancent sur ces troubles, la plupart des activités cognitives complexes sont passés à la loupe sur beaucoup de sites, et des nouvelles méthodes d’enseignements voient le jour pour permettre à chacun d’avancer selon son rythme.

Cependant, bon nombres de personnes se trouvent démunies face à la nouvelle d’un « dysfonctionnement » et ne connaissent pas leurs droits.

La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances aident certaines d’entres elles.

Avec une reconnaissance du handicap suite à un diagnostic, des aides et prestations au sein des MDPH (lorsqu’il y a une évaluation de la situation par une équipe pluridisciplinaire), des recours lors qu’il y a désaccord, un aménagement lors des examens et concours…

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Les conseils: 

  • Ne pas être seule, adhérer à une association en relation avec le trouble. Cela aide les associations à avoir plus de poids et cela aide les parents et les enfants à être compris ou diriger vers les structures adéquates.

 

  • Ne pas se surcharger de rendez-vous médicaux, 2 rendez-vous pour la semaine sont largement suffisants, et ne pas hésiter à faire une pause si l’on voit que l’enfant ne se trouve pas en confiance afin de ne pas le dégouter de la thérapie.

 

  • Mettre en place des routines pour les enfants à l’aide de différents supports pour ne pas trop les fatiguer.

 

  • Fabriquer, ne pas hésiter à bricoler soi-même des supports car parfois on investit beaucoup dans des équipements qui ne s’avèrent pas forcément adéquates .

 

  • Pratiquer la méditation et la sophrologie ainsi que les activités périscolaires aident énormément.

Ce sont des pistes qui peuvent aider mais qui ne sont pas forcément adaptés pour tous évidemment.

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J’ai passée une journée riche d’enseignements et je ferais en sorte de te donner des infos tout au long de mes prochains articles.

N’hésite pas à te rendre à ce type d’évènements lorsqu’ils sont proches de chez toi, on apprend énormément des autres (même si on est pas forcément concerné). Les échanges sont toujours constructifs et bienveillants.

Dans ces océans d’informations, on a parfois du mal à se retrouver, donc je mets des liens pour que tu puisses faire tes propres recherches:

http://www.emcdys.fr

http://dysphasie.org

https://www.facebook.com/JND15dansleRhone/

http://www.afep-asso.fr

Prends soin de toi

 partage cet article si toi aussi tu veux faire connaître ces troubles.

Team Pawa le blog arrive bientôt-2

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2 comments on “Et si tu faisais partie des 10 % des dys?

  1. HR Psychomotricienne
    10 octobre 2016 at 21 h 44 min

    Merci pour cet article pour la sensibilisation des troubles DYS. Je suis d’accord sur le fait qu’il n’est pas nécessaire de surcharger en thérapie.

    • lili
      11 octobre 2016 at 21 h 50 min

      Merci à vous de me lire et de commenter, vous êtes la bienvenue 😉

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